Le temps est paisible, le ciel est bleu. Je sens ce stylo glissant sur le papier comme s'il était ma main caressant ta joue. Je suis sur mon lit et je contemple la fenêtre, ce paysage si beau en m'imaginant à tes côtés. La vie ne mérite pas l'honneur d'être consommée avec bonheur sans toi. Ton absence eternelle me pése. Cette chambre blanche, ce batiment imbibé de l'odeur de la mort m'etouffent. Pourquoi ne vient-tu pas ?
Mes paroles ont été dûrs, mon visage impassible mais tu as toujours su que tu été un grand ami pour moi. Tu a toujours été là pour les moments difficiles, comme moi je l'ai été pour toi, donc soit là, maintenant. Tu n'est venue me voir qu'une fois, j'ai entendue tes sanglots et les reconforts de mes amis lorsque tu as quitté la chambre.
Depuis, je ne t'ai revue. Je voudrais contempler tes yeux chocolats si tendre, ton sourire avant de m'en aller mais, il est trop tard. J'entend déjà ce bruit continue accompagnant l'affolement des infirmiéres et les pleurs de mon entourage.
Je voudrais que tu sache que je t'ai toujours aimer mais, je n'ai jamais osé te le dire et je n'en aurais plus l'occasion.
Je ne t'oublierais jamais, adieu...